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La lutte contre les mutilations génitales féminines en République centrafricaine

État des lieux

Selon une enquête de l’UNICEF, 21% des femmes âgées de 15 à 49 ans en République centrafricaine ont subi des mutilations génitales féminines (MGF), sous quelque forme que ce soit. La majorité étaient âgées entre 6 et 12 ans lors de l’intervention.

Bien qu’elle peut avoir de graves conséquences sur la santé des femmes, l’excision n’est pas toujours perçue comme une pratique dangereuse ou une violation des droits humains au sein des groupes qui la perpétuent. Elle est souvent considérée comme une étape essentielle dans l’éducation des jeunes filles et un moyen d’assurer leur mariage.

Projet GENRE III

Malgré le fait que les MGF soient illégales en République centrafricaine, leur pratique continue dans de nombreuses communautés. Le projet GENRE III, avec un budget de 6 100 000 euros et une durée de trois ans, vise à appuyer le gouvernement et les acteurs communautaires à inverser cette tendance.

Financé par le Fonds Bêkou, le projet apporte une assistance holistique aux survivantes de violences basées sur le genre. Il assure des services psycho-sociaux, juridiques et médicaux, ainsi que des campagnes de sensibilisation sur les droits humains, notamment sur les conséquences de l’excision.

Une lueur d’espoir

Malgré les défis, il y a un sentiment d'espoir comme le montre le témoignage de Lucie qui, face à l'évolution des lois et des mentalités, hésite à faire exciser sa dernière et quatrième fille. Quant à ses filles aînées, elles ne pensent pas perpétuer cette tradition.

La sensibilisation croissante, l'implication communautaire et l'autonomisation des femmes sont des signes positifs d'un changement durable. Le projet GENRE III est un pas en avant dans cette lutte essentielle pour les droits humains et l'égalité des sexes en République centrafricaine.

 

Les prénoms des personnes citées dans cet article ont été changés par mesure de protection.