Skip to main content
International Partnerships
Project

Combattre les violences faites aux femmes et aux filles en République Centrafricaine

Pidany Dieu Calvaire Gbakela, psychologue à Bangui
Pidany Dieu Calvaire Gbakela, psychologue à Bangui, accompagne les victimes de violences basées sur le genre
©Fonds Bêkou

Les violences basées sur le genre constituent l’une des problématiques majeures de protection en République Centrafricaine. Malgré les efforts consentis ces dernières années, les défis restent énormes. En 2021, on recence un quart de VBG en plus que l’année précédente  (9 216 cas en 2020 contre 11 592 cas en 2021). En l’absence d’un système d’information national intégré, ces données sont certainement largement sous-estimées.  

Le projet est mis en œuvre dans la capitale Bangui et ses environs, ainsi que dans l’Ouham Pende, dans l’Ouham plus précisément à Bossangoa et dans l’Ouka à Bambari.

Objectifs

Fait méconnu, la République centrafricaine (RCA) a été précurseure en matière d’engagement politique des femmes avec la nomination en 1975 de la première femme cheffe de gouvernement du continent africain. Depuis lors, les autorités centrafricaines ont montré leur engagement à mettre en place un cadre législatif et politique protecteur à l’image de la loi sur la parité adoptée en 2016 qui fait obligation pour l’État, les partis politiques, le secteur privé et la société civile, de réserver au moins 35% des postes de décision aux femmes sur la période 2016-2026.

Cependant, la RCA reste une société profondément patriarcale : selon l’Indice de l’Inégalité de Genre du PNUD, elle se situe à la 159ème position sur 162 pays (source : rapport sur le développement humain 2020, PNUD). Les filles et les femmes sont faiblement éduquées.

Résultats

Suite logique des projets Genre I et Genre II financés par le Fonds Bêkou et mis en œuvre par IRC et COOPI de 2016-2020, ce nouveau projet pourra consolider les acquis des précédentes interventions et permettre le renforcement de l’appropriation locale.

Les résultats attendus sont les suivants :

  • Les structures appuyées possèdent les capacités matérielles pour une prise en charge intégrée (adaptée et faisable) des survivantes de VBG ;
  • Les structures appuyées possèdent les compétences pour une prise en charge intégrée (adaptée et faisable des VBGs) ;
  • Les structures appuyées sont graduellement autonomisées en termes d’organisation interne, de planification et de gestion ;
  • Les communautés locales sont sensibilisées et formées à la création d’un environnement où les VBG ne sont pas tolérées et les survivant(e)s ne sont pas stigmatisées ;
  • Les capacités logistiques et matérielles du Ministère sont accrues en matière de coordination et suivi des actions de lutte contre les VBG.
Groupe de discussion
Groupe de discussion

 

Au total, près de 130 500 bénéficiaires (femmes et filles survivantes de VBG ou vulnérables aux VBG) bénéficieront d’une prise en charge de qualité intégrée et multisectorielle. 63 associations villageoises d’épargne crédit (AVEC) seront mises en place dans les zones du projet et plus de 50 000 personnes seront sensibilisées afin de contribuer à la création d’un environnement protecteur. En outre, 4 centres d’écoute  seront rehabilités pour assurer que l’accueil, le séjour et les services fournis par ces maisons aux survivantes respectent les standards.

Contexte

Le projet est mis en œuvre par l’International Rescue Committee (IRC) en consortium avec Danish Refugee Council (DRC), Handicap International (HI), International Medical Corps (IMC) en collaboration avec une dizaine d’organisations nationales non gouvernementales.

Le Ministère en charge du genre est très étroitement impliqué dans la mise en œuvre du projet